Cocoonavirus®4ème semaine de confinement

Vendredi 10 avril 2020

LES DERNIERS CHIFFRES

Au 9 avril 2020 14h, il y a 86334 cas confirmés de malades (+4286 en 24h). 62641 personnes hospitalisées dont 30767 en cours.  23206 retours à domicile après hospitalisation. 12210 personnes décédées. 7066 personnes en réanimation. 31415 cas en ESMS établissements sociaux et médico-sociaux.

Nous voici donc à la quatrième semaine de confinement. En France, le confinement commence à porter ses fruits. Dans le monde, le nombre de cas diminue petit à petit. Bien évidemment il faudra attendre encore quelques semaines pour avoir un résultat probant.

LA FRAGILITE D’UN PAYS

Les jours passent et se ressemblent, un perpétuel recommencement. Chacun d’entre nous commence « à s’habituer » à ce confinement. De toute façon nous n’avons pas le choix. Et puis l’être humain a une capacité d’adaptation incroyable.

La crise sanitaire que rencontre notre pays est sans précédent. C’est d’autant plus inquiétant parce que depuis cette crise nous sommes obligés d’adopter de nouvelles habitudes.

Chaque jour nous repensons nos usages. Nous avons changé notre façon de travailler, d’étudier, de manger, d’acheter. Et tout ceci nous obligera à changer notre façon de penser.

La fragilité de notre pays n’est qu’à son début. Nous allons devoir faire face à une récession certaine.

628 000 entreprises ont fait une demande de chômage partiel pour 6,9 millions de salariés. Chômage partiel qui est prolongé jusqu’au 30 avril 2020.

Selon l’INSEE l’activité économique française subit une baisse de 35%. Les secteurs comme le transport, maritime de marchandise, aérien ainsi que l’automobile sont très impactés. Sans oublier le tourisme qui rapporte chaque année entre 35 et 45 milliards d’euros. Oui pour rappel la France est le pays le plus visité au monde.

LA SENSIBILITE D’UNE POPULATION

Les chiffres liés à cette pandémie ont sans nul doute montré que nous étions fragiles mais aussi confirmé que nous étions sensibles.

Nous avons été sensibles au dévouement du personnel de santé, aux nombreux Français qui continue de travailler, à la souffrance des familles en deuil ou en détresse.

Cette sensiblerie exacerbée liée à cette pandémie va demeurer en nous, non pas comme une faiblesse mais comme une force.

La « sensibilité » est souvent abordée dans divers livres et même dans de nombreuses revues philosophiques.

Souvent admirer pour la douceur qu’elle peut représenter mais surtout haïe pour la faiblesse qu’elle évoque. Cet antagonisme prend toute sa dimension lorsque l’on est confronté à une situation critique, comme une pandémie.

L’état se retrouve extrêmement vulnérable et ébranlé devant un mal qu’il ne connaît pas, et très attentif aux résultats tant attendus.

Il est vrai que si nous superposions la sensibilité à la situation sanitaire de notre pays en ce moment et bien sans nul doute la sensibilité est une faiblesse. Une déficience car nous sommes impuissants devant un virus, un ennemi sans visage qu’on ne peut pas combattre.

Mais ça peut aussi s’avérer être un moyen de défense, une arme. Encore plus lorsque nous sommes en présence de larmes. Ne vous êtes-vous jamais attendri devant un enfant qui pleure pour obtenir ce qu’il veut ou même une femme ?

La sensibilité est partout, une blessure, celle des marchés financiers, ou tout simplement celle de la vie, de notre vie. Elle fait partie intégrante de nous, parce que l’être humain est ébranlable, fragile, mortel.

Alors pourquoi est-ce que dans la société actuelle on nous demande sans cesse de mettre de côté nos émotions, d’éviter de les ressentir ? Nous sommes en 2020 et aujourd’hui encore beaucoup de personnes pensent qu’être sensible c’est être faible. Regardez un peu ce que l’on dit d’un homme qui pleure.

Mais avant tout montrer ses sentiments est discriminant, on ne peut s’empêcher de juger une personne qui se montre trop sensible.

UNE FORCE SENSIBLE

Et si cela n’était pas plutôt le début de choses beaucoup plus puissantes, beaucoup plus fortes.

Prenons exemple de la dynamite, de la gâchette d’un fusil, d’une opération à cœur ouvert, ou d’un sismographe.

De la sensiblerie de ces choses, ne découle-t-il pas une certaine force ? Comme un tremblement de terre, une explosion, un cœur plus fort.

Lorsque nous sortirons de ce marasme sanitaire dans lequel est notre pays en ce moment. Ne serons-nous pas plus fort. Pourtant nous avons été bien sensible, non ?

La société nous met tellement de pression : comment prendre soin de soi et ne pas paraître superficielle, comment être libre sexuellement et ne pas sembler volage ou comment être à fleur de peau et ne pas être vu comme faible.

Toujours et sans fin, le souci de paraître.

UN CONSTAT

En toute sincérité je pense que notre société n’aime pas les gens trop sensibles. Mais je suis persuadée que ce n’est pas dû à la supposée faiblesse que ça représente.

Mais plutôt parce que dans toute bonne société qui évolue et qui est en perpétuelle compétition. La société a besoin de personnes fortes. Des personnes psychologiquement fortes, physiquement fortes, intellectuellement fortes.

Je me suis longtemps demandé pourquoi et je suis arrivée à la conclusion suivante. Bien évidemment cela ne regarde que moi. La société pense pouvoir et surtout devoir compter sur des forces.

Face à un monde qui va à toute vitesse et qu’on peine à suivre. La société actuelle a ce besoin grandissant de côtoyer des personnes dites fortes psychologiquement.

Parce que ça rassure, on se sent épauler et surtout on se refuse à devoir apporter de l’aide à l’autre, du fait de sa sensibilité donc de sa fragilité. Alors que nous-mêmes chaque jour nous mettons tout en œuvre pour être plus fort et ne pas succomber face à nos peurs et nos doutes. Et donc à notre vulnérabilité.

Albert Einstein a dit un jour « rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité ».

Ce qui nous ramène au regard d’autrui et à ce qui est du paraître.

Mais Albert Einstein a aussi dit : « La vie est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».

Et ici on rejoint bien la nécessité absolue de devoir cacher notre sensibilité, notre fragilité, parce que perçue comme une faiblesse.

J’espère que cet article vous plaira, n’hésitez pas à me laisser un commentaire. C’est avec un grand plaisir.

Latifa pour FËLEZINE®

BLOG D’ACCOMPAGNEMENT PERSONNEL ET STYLE DE VIE.

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