Cocoonavirus®7ème semaine de confinement

Vendredi 01 mai 2020

LES DERNIERS CHIFFRES

Au 23 avril 2020, il y a 129581 cas confirmés de malades (1139 de plus). 91615 personnes hospitalisées. Il y a 49476 retours à domicile après hospitalisation. 24376 personnes décédées. 4019 personnes en réanimation. 69952 cas de résidents en ESMS Etablissements sociaux et médico-sociaux.

Nous voici donc à la septième semaine de confinement. Je vous avoue sincèrement que je suis beaucoup moins enthousiaste que la semaine dernière. J’ai cette drôle de sensation de jours qui passent et qui se ressemblent. Si on jette un œil sur les chiffres, l’amélioration est vraiment minime.

Il est certain et c’est indéniable pour moi, que bien évidemment, qui sauve un homme sauve l’humanité entière. Mais là où je suis sceptique, c’est que lors des grands discours en fanfare du gouvernement, il a été dit que le confinement allait sans conteste, avoir un impact d’ampleur dans la diminution du nombre de cas.

Je ne veux pas être pessimiste, mais, si en plein confinement de la population nous avons de tels chiffres, qu’en est-t-il du déconfinement prévu le 11 mai prochain ?

Les écoles vont rouvrir, les déplacements vont être autorisés, le masque dans l’espace public ne sera pas obligatoire et beaucoup de nos compatriotes vont reprendre le chemin du travail.

Parlons-en du travail, aujourd’hui 1er mai fête du travail, triste fête non !

UN PEU D’HISTOIRE

Le 1er mai est la journée internationale des travailleurs en France et dans de nombreux pays, comme la Belgique, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne. C’est au XXème siècle que cette journée devint celle de la lutte et de la célébration des combats des salariés. Elle est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier. C’est un jour férié et payé.

La fête telle que célébrée aujourd’hui tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXème siècle.

« Luttons pour le minimum, l’espoir fera le reste ». Coluche

UNE PERIODE DIFFICLE

Nous devons dès le 11 mai prochain, nous remettre au travail. C’est primordial pour notre pays et son économie.

La mise à l’arrêt des travailleurs a porté un coup fatal à cette économie. La pandémie de coronavirus va causer la pire récession jamais connue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et ainsi battre le triste record de la crise de 2009.

Nous allons connaître une chute historique de 6% du PIB Produit Intérieur Brut (richesse produite par la France). En effet, l’hôtellerie, les restaurants, les artisans, les services à domicile, les commerces non-alimentaire souffrent de cette situation.

Il faut savoir que 700 000 entreprises, soit à peu près 8 millions de salariés, ont déposé une demande de chômage partiel. Une enveloppe de 100 milliards va être allouée au dispositif du chômage technique. Juste pour information, cette enveloppe, n’est pas une somme dont dispose la France, mais une dette qu’elle va devoir contracter auprès d’autres pays. C’est pour cette raison que la machine économique doit reprendre.

Seule la reprise pourra amorcer de nouvelles créations de richesses qui permettront d’augmenter l’assiette des impôts et par extension les recettes. Ce qui permettra à la France de rembourser la dette accumulée pendant cette crise sanitaire.

A ce stade en plus de la reprise au plus vite du travail, se pose la question de savoir comment créer une croissance supplémentaire.

Devons-nous réduire nos congés payés ? Devons-nous travailler certains jours fériés ? Devons-nous augmenter le temps de travail et assouplir la législation en ce sens ?

DIFFICILE REPRISE DU TRAVAIL

Bien que nécessaire et urgente, la reprise du travail ne sera pas sans difficultés. Les français vont devoir reprendre le chemin du travail avec presque 9 semaines d’interruption.

On peut imaginer qu’ils seront enthousiastes et pressés de reprendre le travail si, parce que oui il y a un « si ». Si le retour au travail n’était pas sans crainte. On peut s’attendre à ce que l’angoisse prenne le pas sur l’envie et le réjouissement.

Après avoir été quasiment cloitré à la maison, après avoir cumulé angoisse, peur, découragement, inquiétude face au coronavirus. A cela il faut ajouter les enfants, l’école à la maison, le télétravail. On demande aux français de retourner au travail dans la joie et la bonne humeur.

Mais le français est fatigué psychologiquement, découragé par l’inactivité imposée, stressé par cette pandémie et il a atrocement peur de demain.

Demain où il va devoir déposer ses enfants à l’école, alors que le virus sévit toujours, que les établissements scolaires ne sont pas prêts d’un point de vue de l’hygiène, qu’il va y avoir certainement une grande défection dans le rang des enseignants, que le masque, seul moyen véritable face à la propagation du virus, n’est même pas obligatoire dans l’espace public.

Avec tout ça il doit regagner le chemin du travail. Et bien oui il retournera au travail parce qu’il n’a pas le choix. Surtout s’il fait partie de cette catégorie de français qui vit dans une situation de précarité.

Cette catégorie de population qui avait de petits boulots les ont perdus. Le travail en intérim, les CDD, les auto-entrepreneurs. Ces familles qui comptaient sur les cantines scolaires qui permettaient d’assurer le repas du midi des enfants.

Aujourd’hui pour ces familles, la situation n’est plus précaire à ce stade, elle est catastrophique, inimaginable. Certains parents font le choix de ne plus manger pour pouvoir nourrir leurs enfants, ils n’arrivent plus à payer le loyer ou les diverses factures. Et pour eux la reprise du travail est loin d’être évidente.

Les premiers effets du confinement sont dévastateurs et cela va aller en s’amplifiant dans les mois à venir. Le déconfinement quant à lui va amener son lot de détresse, d’angoisse et de précarité supplémentaire.

L’APRES

Nous allons devoir modifier et changer bien plus que le travail pour pouvoir sortir de cette situation. Nous allons devoir changer tout simplement. Le monde d’après ne sera plus et à jamais le monde d’avant la pandémie.

Il sera marqué d’une cicatrice qui ne pourra s’atténuer que par notre seule volonté de courage, d’engagement et de foi en la vie. Afin, non pas de réécrire le passé mais faire place à une nouvelle page pour inventer un nouveau futur.

Latifa pour FËLEZINE-HEUREUX-PRESAGES.COM

BLOG D’ACCOMPAGNEMENT PERSONNEL ET STYLE DE VIE.

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