Cocoonavirus®8ème semaine de confinement

Vendredi 8 mai 2020

LES DERNIERS CHIFFRES

Au 7 mai 2020, il y a 137779 cas confirmés de malades (629 de plus). 95210 personnes hospitalisées. Il y a 55027 retours à domicile après hospitalisation. 25987 personnes décédées. 2961 personnes en réanimation. 71665 cas de résidents en ESMS Etablissements sociaux et médico-sociaux.

COMMEMORATION DU 8 MAI 2020

Nous sommes le vendredi 8 mai 2020, ce jour est un jour férié qui commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Traditionnellement le président de la République se rend à Paris afin de déposer une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle et remonte les Champs-Elysées pour passer en revue les troupes. La cérémonie se termine avec un hommage face à la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

Aujourd’hui la cérémonie aura lieu sous le signe du confinement et de la crise sanitaire. Un comité très restreint et les mesures de distanciation respectées.

Huitième semaine de confinement, cette semaine est bien particulière et à juste titre. En effet, il s’avère qu’il s’agit peut-être de notre dernière semaine de confinement. Notre gouvernement a ainsi donné comme date le lundi 11 mai pour mettre un terme à ce confinement imposé depuis le 16 mars 2020.

Bien que les chiffres montrent qu’il subsiste encore beaucoup de personnes hospitalisées et des morts à déplorer chaque jour. Il est vraisemblablement temps de lever le confinement. D’autant plus que d’un point de vue économique, nous ne pouvons pas laisser le pays s’enfoncer encore plus.

Nous en avons déjà parlé, nous nous apprêtons à vivre une récession terrible. La France va devoir faire face avec beaucoup de difficultés au trou énorme de notre économie. Mais pour l’heure une seule chose à laquelle pensent nos compatriotes et bien c’est le déconfinement.

LUNDI 11 MAI 2020

Alors ça y est ! le déconfinement sera le lundi 11 mai 2020. Date qui marquera, bien malgré nous à jamais notre esprit. Au même titre que la date de notre mariage ou celle de la naissance de notre premier enfant.

Parce que oui, notre mémoire à ceci d’exceptionnel et de terrible à la fois. C’est la capacité de graver dans la pierre nos plus mauvais souvenirs comme les plus merveilleux.

L’être humain lorsqu’il est en présence d’un évènement douloureux, peut sans aucun effort de sa part se rappeler de cet instant dans les moindres détails. Ainsi, on peut se rappeler du jour, du lieu, du temps qu’il faisait, de la personne avec qui on était ou bien si on était seul.

Essayez donc de faire cet exercice, vous verrez, c’est absolument surprenant. Et c’est pour ça qu’on actionne souvent notre mémoire sélective pour nous protéger de ce mécanisme. On peut aussi constater que certaines personnes qui ont vécu un drame terrible arrivent jusqu’à ne plus se rappeler de rien. Comme si l’évènement en question n’avait jamais eu lieu. Ah ! le pouvoir extraordinaire de la mémoire.

LE JOUR « J »

J’avoue pour ma part appréhender ce déconfinement avec une sensation que je n’aime pas du tout. J’ai l’impression d’être une recluse à qui après avoir ôté la liberté sociale, la possibilité de continuer mes activités, de voir mes ami(e)s. Et bien on dit « c’est bon vous pouvez circuler librement ». C’est très déstabilisant.

Parce que je m’imagine être là debout devant le pas de ma porte, où seul un trait me sépare du confinement à la liberté. Je me sens comme cet individu à qui on a mis un bracelet électronique au pied et que sa seule marche de manœuvre était de ne pas franchir le pas de sa porte au risque de voir s’enclencher cette sirène qui alertera les forces de l’ordre.

Mais ici le bracelet électronique c’est le confinement qui était en place et que la sirène c’est le retour d’une seconde vague. Drôle de métaphore vous me direz.

Mais c’est vraiment ce qui se mijote dans mon esprit. Je suis à la fois contente de retrouver un semblant de vie sociale mais à côté de ça je sais que je ne suis absolument pas rassurée.

Le gouvernement nous dit ouvertement qu’il va falloir apprendre à vivre avec ce virus jusqu’à la découverte d’un médicament ou d’un vaccin. Pour information on donne quand même 2 ans pour éventuellement trouver un vaccin.

C’est drôle après avoir demandé à la France entière de vivre avec le confinement, le gouvernement nous demande de vivre avec le déconfinement. Je trouve ça un peu ironique.

DECONFINEMENT OU LIBERATION ?

Non ! je ne crois pas, déconfinement, certes, mais libération certainement pas. Et d’ailleurs comment pourrions-nous être libérés. Il s’agit ici de demander aux Français d’amorcer leur sortie pour enclencher la reprise économique.

Mais attention ! le virus est toujours là tapi dans l’ombre, il ne demande qu’à faire connaissance avec d’autres personnes. Il est hyper sociable ce virus, il n’a aucun préjugé, il aime tout le monde.

Alors comment être libéré, nous allons remettre nos enfants à l’école avec la peur au ventre, nous allons reprendre le travail parce que nous n’avons pas le choix et que ce n’est pas le confinement qui remplit l’assiette, nous allons reprendre les transports en commun en scrutant chaque personne qui au moindre éternuement nous fera défaillir.

Ce virus après m’avoir confiné physiquement, il va me confiner psychologiquement. Mais en attendant, je vais arrêter d’embrasser mes ami(e)s, ne plus avoir de vie sociale, ne plus serrer la main, plus de transports en commun et je ne parle même pas des salles d’attente et autres lieux de rassemblement.

Ce virus aura eu raison de ma confiance et d’une certaine insouciance dans les gestes courants de la vie. Avant cette pandémie je ne me posais pas la question de savoir si je devais ou non prendre les transports en commun, aller au restaurant, au cinéma. Et même si étreindre mes amies ou ma famille me mettrait en danger.

Alors décidément et définitivement, libérer non ! emprisonner oui ! Encore et bien plus que lors de notre confinement. Parce que lorsque nous étions confinés, notre esprit ne l’était pas. Au contraire, ce confinement nous a appris à revoir nos priorités pour certain, nous rapprocher des gens qu’on aime pour d’autres, penser à un changement radical de vie ou bien ne plus jamais voir demain comme hier.

Aujourd’hui on nous demande de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de notre tête. Un sentiment de devoir vis-à-vis de notre société, mêlé au sentiment de risque pouvant frapper à tout moment. Ce risque s’appelle deuxième vague.

Latifa pour FËLEZINE-HEUREUX-PRESAGES.COM

BLOG D’ACCOMPAGNEMENT PERSONNEL ET STYLE DE VIE.

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