LES FEUX DE LA RAMPE « LIMELIGHT »

Sir Charles Spencer Chaplin est né le 16 avril 1889 à Londres. Plus fréquemment appelé Charlie Chaplin. Une enfance difficile marquée par la pauvreté, l’alcoolisme de son père et la maladie psychiatrique de sa mère.

Charlie Chaplin est un acteur, écrivain, réalisateur, musicien. A son actif de nombreux films comme « la ruée vers l’or », « le cirque », « les temps modernes » et encore beaucoup d’autres. Mais surtout celui qui est pour moi le plus beau des films de Charlie Chaplin « Limelight ». Les feux de la rampe.

Charles Chaplin s’est imposé dès le début de sa carrière en Charlot. Une patte mondialement connue. Il mourut un matin de Noël le 25 décembre 1977. Triste date.

Charlot

Les feux de la rampe « limelight », est un film réalisé et écrit par Charlie Chaplin en collaboration avec Robert Aldrich en 1952. Si vous avez l’occasion de regarder ce superbe film et je vous y invite vivement, vous reconnaîtrez certainement la mélodie qu’on entend souvent. Mélodie écrite et composée par Charlie Chaplin. Mondialement connue et reprise de nombreuses fois par de nombreux musiciens.

« L’éclat des feux de la rampe que doit quitter la vieillesse quand la jeunesse entre en scène. L’histoire d’une ballerine et d’un clown ». Charlie Chaplin

Nous sommes à Londres, une fin d’après-midi de l’été 1914. Calvero (rôle interprété par Charlie Chaplin) arrive tout titubant et imbibé d’alcool devant le porche de son domicile. Il essaie bien péniblement d’ouvrir la porte. Rien d’étonnant vu son état.

Une fois entré, il sent tout à coup une forte odeur de gaz, il s’approche de la porte de sa voisine et entre en force. Là ! gisant sur son lit, sa voisine est étendue un flacon à la main. Il la porte hors de la chambre, la pose au sol et court chercher le médecin. Il décide de prendre soin de la jeune fille avec l’aide du médecin.

Calvero est un ancien clown qui était très célèbre mais qui ne fait plus recette. Tombé aux oubliettes, seul l’alcool l’aide à surmonter sa situation. Malgré tout il continue à faire de petites représentations qui lui permettent à peine de payer son loyer. La jeune fille ouvre enfin les yeux et demande ce qu’elle fait ici. Elle s’en prend lourdement à Calvero et lui demande pourquoi ne pas l’avoir laissée mourir.

« Des milliers d’années pour former la conscience humaine et vous voulez tout effacer. Effacer le miracle de l’existence, ce qui compte le plus dans l’univers ». Dit Calvero

Après le repas du soir, il laisse son lit à la jeune fille et se couche sur le canapé. Il s’endort et comme chaque soir il rêve à de nouveaux spectacles, à une salle en ébullition, aux applaudissements, à la gloire perdue.

Mais le réveil est douloureux et Calvero prend de pleine face la dure réalité de sa vie actuelle, bien loin des strass et des paillettes de la scène. Tous deux réveillés, on fait connaissance. La jeune fille s’appelle Thereza Ambrose (rôle interprété par Claire Bloom), jeune danseuse de ballet au théâtre de l’Empire de Londres.

Calvero veut savoir pourquoi une jeune fille belle, danseuse en bonne santé et qui a tout pour elle veut absolument en finir avec la vie. Elle est malade, rhumatismes articulaires. Ah ! il se sent rassuré. Lui qui pensait qu’elle était une fille de rue tombée enceinte.

Non ! dit-elle gênée : « je suis malade, j’ai des rhumatismes articulaires, je suis pauvre, vous auriez-dû me laisser mourir. La vie est pleine de vanité, je la vois dans les fleurs, je l’entends dans la musique. La vie n’a aucun but, aucun sens ». Et Calvero, ce clown désargenté, ayant perdu sa notoriété et la reconnaissance du public, a pour elle que des phrases pleines d’espoir et de bienveillance.

« Pourquoi aurait-elle un sens ? La vie est un désir, pas un sens. Le désir est la base de toute vie. Donner un sens, c’est remplacer la chose par un mot ».

Vient l’heure du coucher, il s’endort et continue son rêve de gloire retrouvée. Mais cette fois-ci Thereza fait partie du rêve.

Son rêve en compagnie de Thereza.

A son réveil, il trouve Thereza en pleurs. Elle dit ne plus sentir ses jambes et d’être tombée en essayant de marcher. Comme depuis le début elle commence à se plaindre de tous les maux que la vie lui inflige. Hors de lui Calvero lui somme de se taire par ces mots :

– « Aimez la vie, appréciez-la comme elle est. Battez-vous ! ne renoncez pas ! Vous luttez contre vous-même en refusant tout espoir. Mais luttez donc pour le bonheur. Le bonheur existe ».

– « Lorsque j’étais enfant, je me plaignais à mon père de ne pas avoir de jouets. Et mon père répondit que le plus beau des jouets est là ! Il pointa son doigt sur la tête. Ici se trouve le secret du bonheur ».

Calvero et l’histoire de son père.

Un télégramme met un terme à la discussion. Peut-être une bonne nouvelle. C’est le cas. Il a rendez-vous dans un théâtre, mais on lui propose un spectacle à la condition de ne pas utiliser le nom « Calvero ». Pas le choix, il accepte. De retour chez lui, il croise le médecin qui lui confirme que Thereza n’a rien et que sa maladie est plus psychique que physique. Qu’elle a raté son suicide et donc elle a décidé de devenir infirme.

Calvero demande à Thereza de lui parler de sa famille. Il décide par cette demande d’entamer comme une psychanalyse pour essayer de la comprendre un peu plus. Elle explique que plus jeune elle s’est aperçue que sa sœur se prostituait pour subvenir à leurs besoins. Calvero ne tarde pas à comprendre que le refus de marcher de Thereza est associé dans son esprit à la honte. Puisque Thereza est devenue danseuse de ballet grâce à la prostitution de sa sœur.

– « Et vos amours ? », demande Calvero. Elle raconte avoir rencontré un homme. C’était juste un client. Il était musicien et elle travaillait en qualité de vendeuse dans une papeterie. Cet homme s’appelait Naville (rôle interprété par Sydney Chaplin, fils de Charlie Chaplin). Il achetait du papier à musique, elle avoua lui donner beaucoup plus de papier qu’il ne pouvait s’offrir et que bien souvent plus de monnaie aussi. C’est au passage la raison pour laquelle elle a été renvoyée.

Mais elle est certaine, elle ne pourra plus danser. Calvero hurle en lui disant que la vie est magnifique et qu’il faut se battre.

– « Vous vous complaisez dans la maladie et la mort. Il y a aussi inévitable que la mort, c’est la vie. Pensez à l’énergie de l’univers, qui déplace la terre, fait pousser les arbres. Cette même énergie est en vous ! si vous aviez le courage et la volonté de vous en servir ! ». Bonne nuit.

La nuit portant conseil, Thereza au matin décide de faire de l’exercice pour réapprendre à marcher avec l’aide de Calvero.

Elle continue les exercices et Calvero décroche un boulot au Middlesex. Après le spectacle catastrophique, il rentre chez lui. Il est déçu, fatigué, il pleure. Assis à sa table, il explique à Thereza que le spectacle était une catastrophe et que le public, pour la première fois de sa carrière, est sorti de la salle. Qu’il est bel et bien fini. Que le théâtre a mis fin à son contrat. La boucle est bouclée.

Et là ! il se passe quelque chose de tout à fait étrange. Les rôles sont inversés. Thereza qui a tenté de mettre fin à ses jours devient celle qui le soutient à son tour. Elle dit à Calvero qu’il ne doit pas abandonner, qu’il faut qu’il continue de se battre. Elle rappelle à Calvero ses paroles sur le renoncement.

Thereza et Calvero.

Et dans un élan fabuleux Thereza se lève et marche sans s’en rendre compte.

– « Calvero ! Calvero ! je marche, je marche ! ». Elle marche le monde est merveilleux.

Six mois plus tard, Thereza Ambrose remonte sur scène au Théâtre de l’Empire. Elle arrive à obtenir un rendez-vous pour Calvero. Thereza a une audition, Calvero l’accompagne. Au piano Naville qu’elle ne reconnaît pas. Elle danse, magnifiquement, majestueusement. Elle qui ne pouvait même pas poser un pied à terre.

Calvero est là, l’air triste et le regard dans le vide. On ne sait si c’est parce que pour la première fois il voit Thereza danser ou bien si c’est parce que celui qui fait passer l’audition ne l’a pas reconnu. Cet homme avec qui il a travaillé de nombreuses années. Thereza revient chercher Calvero qui attendait dans la salle. Elle est heureuse et vient de signer le contrat avec le théâtre. Elle avoue son amour à Calvero et lui demande de l’épouser. Mais cet amour, elle l’évoque en des termes qui font plus penser à de la reconnaissance qu’à de l’amour.

– « Vous m’avez accueillie, soignée, rendu l’espoir ».

La grande représentation se prépare avec Thereza dans le rôle principal. Il s’agit d’une « Arlequinade ». Calvero jouera un clown parmi d’autres. Naville sera au piano. Thereza est en coulisses, elle attend son tour. Quand tout d’un coup, le tract la paralyse à nouveau. Elle est clouée sur place, ne peut plus bouger. Calvero lui somme de se reprendre, il la gifle et la jette sur scène.

Thereza danse, elle est sublime, bercée par cette magnifique mélodie. Le spectacle fini elle se jette dans les bras de Calvero, elle n’a d’yeux que pour lui. Un diner de gala est organisé en l’honneur de la première représentation, Thereza cherche Calvero qui est parti au bar s’enivrer et ainsi décline le diner de gala.

Thereza rentre chez elle, et ce n’est autre que Naville le pianiste qui l’accompagne. Il ne cesse de lui clamer son amour mais Thereza reste insensible. Il va jusqu’à lui dire que ce qu’elle ressent pour Calvero n’est autre que de la pitié. Mais Thereza n’en démord pas, elle aime Calvero pour son âme, sa douceur et sa tristesse.

Thereza Ambrose est célèbre. Elle prie Calvero de l’épouser au plus vite. Mais pourquoi ? Ne serait-ce pas parce qu’elle a peur de ce qu’elle ressent vraiment pour Naville ? Mais Calvero refuse, il invoque son vieil âge et lui demande d’aller avec Naville et de lui laisser ce qui lui reste encore d’intact, sa dignité. Mais elle lui dit qu’elle ne veut pas vivre sans lui, que le monde lui fait peur, la vie, ses tourments, sa cruauté. Mais c’est peut-être parce qu’elle ne peut pas vivre sans lui.

Calvero s’enfuit et laisse l’appartement vide. Ainsi il pense qu’en quittant Thereza elle pourra enfin vivre son amour avec Naville. Thereza est malheureuse et se donne à corps perdu dans le travail. Elle fait le tour du monde avec son ballet.

Quant à Calvero, il rejoint un petit groupe d’amis et donne de petits spectacles de rue. Un jour alors qu’il faisait la manche, il entre dans un bar et aperçoit Naville. Il demande des nouvelles de Thereza mais ne souhaite pas qu’elle sache où il se trouve. Pas la peine, au détour d’une rue, Thereza aperçoit Calvero, court à sa rencontre et le supplie de revenir avec elle. Elle lui annonce que Monsieur Postant le directeur du théâtre, souhaite organiser un gala en son nom. Vous savez cet homme qui ne l’avait pas reconnu.

Après un refus catégorique qu’il juge comme pitié, il se rétracte et accepte à la condition de pouvoir proposer ses idées. Qui ne sont autres que les spectacles qu’il faisait dans ses rêves. Le gala est pour ce soir. Thereza ne cache pas son inquiétude face au talent de Calvero. Elle pense que s’il échoue ce soir ça le tuera.

Thereza inquiète

Il entre sur scène, il est épatant, ce dont il rêvait ces derniers temps est arrivé. Il est comme avant, applaudi, acclamé, adulé. La foule est en liesse. Mais lors du dernier acte, Calvero se sent mal. On l’installe en coulisses, on appelle le médecin, Calvero ne passera pas la nuit. Thereza accourt à son chevet, Calvero sourit, il est heureux et continu d’avoir des idées. Il souhaite regarder Thereza danser.

Calvero s’éteint, non pas sur scène mais dans les coulisses. Mais peu importe il meurt comme il a toujours voulu : « sous les feux de la rampe ».

MA CONCLUSION

Au-delà du talent exceptionnel de Sir Charles Spencer Chaplin alias Charlie Chaplin. Ce film regroupe pour moi tous les aspects du développement personnel. Tous les thèmes qu’il est possible d’aborder. L’amour, le renoncement, le sacrifice, la peur de vieillir, la puissance de l’esprit, l’espoir en la vie. Enfin la liste est extrêmement longue.

Mais avant tout je pense que Charlie Chaplin a voulu donner un message d’espoir. Œuvrer pour que chacun se batte pour ses rêves, qu’il ne faut pas renoncer et quel qu’en soient les obstacles. Que la vie même imparfaite, est une chose d’unique et qu’au même titre que la mort, elle est inévitable.

La forme de paralysie que rencontre Thereza Ambrose explique bien toutes les paralysies que l’on peut rencontrer dans la vie. Toutes les peurs que l’on s’inflige pour éviter de faire face. Parce qu’il est plus simple de dire que l’on ne peut pas.

Et c’est parce que nous aurons toujours quelque chose à prouver et que d’autres auront toujours quelque chose à dire. Qu’il faut se lancer et affronter nos peurs. Parfois, juste un petit pas suffit pour passer du projet à la réalisation.

J’espère que vous prendrez plaisir à lire ce résumé que moi j’en ai eu à l’écrire.

Je vous souhaite de demeurer à jamais « sous les feux de la rampe ».

Latifa pour FËLEZINE-HEUREUX-PRESAGES.COM

BLOG D’ACCOMPAGNEMENT PERSONNEL ET STYLE DE VIE.

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